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Institut Fédératif de Recherche
Necker-Enfants Malades
IRNEM - IFR 94

Présentation
Thématiques scientifiques
Historique
Composition et activités


Présentation
Site Necker-Enfants Malades

Le site réunit dans un quadrilatère de près de 9 hectares et 300 mètres de côté, au centre de Paris, la Faculté de Médecine Paris-Descartes-Site Necker et l'hôpital Necker (adulte) - Enfants Malades (pédiatrie). Necker-Enfants Malades est devenu l'un des plus grands centres de recherche hospitalo-universitaire de France.

Hôpitaux Necker et Enfants Malades
Fondé en 1778 par Madame Necker, épouse du ministre de Louis XVI, l’Hôpital Necker est consacré à la médecine et à la chirurgie de l’adulte. Au 19ème siècle, René Laennec y inventa le stéthoscope et vulgarisa les règles de l’auscultation.  Félix Guyon en fit le centre d’enseignement de l’urologie. En 1952, Jean Hamburger y réalisa la première greffe du rein.
Créé en 1802, l’Hôpital Enfants Malades fut le premier établissement pédiatrique au monde. Une orientation vers les maladies génétiques a été donnée aux Enfants-Malades il y a près de cinquante ans par Maurice Lamy, Jean Frézal et Pierre Maroteaux qui ont su rassembler un grand nombre de cohortes de maladies génétiques bien caractérisées et répertoriées. Les hôpitaux Necker et Enfants Malades sont placés sous une direction unique depuis 1921. Ce groupe hospitalier compte 700 lits, 450 de pédiatrie et 250 de pathologie adulte. Il est avant tout un hôpital de référence de haut niveau.

Faculté de Médecine Paris Descartes
Créée en 2004 de la fusion des trois Faculté Broussais Hôtel-Dieu, Cochin Port-Royal et Necker Enfants-Malades, la Faculté accueille 8000 étudiants. Elle compte 800 enseignants et plus de 1500 chercheurs issus de 72 unités et équipes autonomes de recherche et de formation de l’INSERM, du CNRS et de l’Université Paris-Descartes travaillant sur l’ensemble du site.
Coordinatrice des activités du site :
Marine ROUX, pièce 13, Rez-de-Chaussée du bâtiment administratif
(marine.roux@parisdescartes.fr ; 01 40 61 54 00)

Thématiques scientifiques
Les principales thématiques du site sont nées des spécificités cliniques du groupe hospitalier et en liaison étroite avec elles : l’Immunologie, la Génétique humaine, la Biologie cellulaire (notamment l’Endocrinologie et l’Oncologie), et l’Infectiologie-microbiologie. L’intégration étroite de la recherche et des services cliniques, en particulier le développement des transplantations rénales et des greffes de moelle, la constitution, le suivi et le phénotypage précis de nombreuses et précieuses cohortes de maladies auto-immunes et surtout de maladies génétiques familiales organisées depuis 40 ans, ont permis la plupart des avancées des plus grandes équipes du site dans les domaines suivants : la localisation, le clonage, le séquençage, la description des mutations, le mécanisme et les approches thérapeutiques des handicaps génétiques de l’enfant, des grandes immunodéficiences et des maladies auto-immunes.

· Immunologie
L’immunologie est un axe thématique traditionnellement fort de notre site. Les laboratoires se sont développés autour des pathologies prises en charge dans l’hôpital : maladies auto-immunes, déficits immunitaires et transplantations. Tout naturellement, les questions soulevées ont engendré des travaux de recherche fondamentale concernant la différenciation du système immunitaire, la tolérance… pour mieux comprendre et diagnostiquer ces pathologies et les utiliser aussi comme modèle d’analyse de la physiologie du système immunitaire. L’immunothérapie expérimentale et clinique représente une activité forte du site ; citons l’utilisation d’anticorps monoclonaux dans la prévention et le traitement du rejet de greffes d’organes et de moelle osseuse, ainsi que dans les maladies auto-immunes, le recours à la thérapie cellulaire associée aux allogreffes de cellules souches hématopoïétiques et enfin la thérapie génique de déficits immunitaires héréditaires.

· Génétique humaine
Les activités de recherche en génétique humaine, fondées sur un recrutement exceptionnel de cohortes de patients atteints de maladies héréditaires, ont rendu possible la caractérisation des bases génétiques et moléculaires de plus de quarante maladies. L’ensemble des travaux ont permis d’envisager dans certains cas les mécanismes physiopathologiques des maladies concernées, d’améliorer la définition des pronostics de ces pathologies, et surtout de constituer la base de l’élaboration de nouveaux outils de diagnostic et de nouvelles thérapeutiques. Notre site a de ce fait développé une très importante activité de diagnostic prénatal et a été reconnu comme l’un des deux lieux accrédités en France pour le diagnostic préimplantatoire.

· Biologie cellulaire (notamment l’endocrinologie et l’oncologie)
La thématique biologie cellulaire regroupe des recherches sur la régulation du cycle cellulaire, sur les mécanismes moléculaires impliqués dans les voies de signalisation cellulaire et sur la régulation des systèmes de transport dans les épithéliums. Les mécanismes de l’évolution par mutation, recombinaison et sélection des êtres vivants dans leur environnement sont également étudiés. Les instruments d’analyse transcriptomique et protéomique sur le site ouvrent des possibilités d’études de génomique fonctionnelle et post-génomiques. La création des modèles animaux (souris transgèniques et knockout) permet l’analyse des phénotypes et le développement des études physiopathologiques.
Les études du cycle cellulaire et des modifications d’expression protéique sont appliquées à l’étude des processus de carcinogénèse et à l’analyse des effets des facteurs génétiques et environnementaux induisant une susceptibilité aux tumeurs. Le domaine de la carcinogénèse hépatique liée aux infections chroniques dues aux VHB et VHC est un autre exemple de l’intégration forte de la recherche fondamentale et des applications cliniques sur notre site.

· Infectiologie-microbiologie
L’axe de recherche infectiologie-microbiologie a une forte interaction avec le service de microbiologie de l’Hôpital Necker-Enfants Malades. Un des exemples de recherche dans cette thématique concerne les mécanismes moléculaires de la virulence bactérienne, et tout particulièrement, ceux permettant le franchissement des barrières digestives ou hémoméningées, ainsi qu’à l’échelon cellulaire, les mécanismes intimes des interactions entre bactéries et cellules permettant l’adhésion et le parasitisme intracellulaire. De nombreuses percées sur le rôle des protéines de stress et des adhésines ont permis de mieux comprendre les mécanismes d’invasion du système nerveux central par les bactéries. Ces recherches ont abouti à de nombreuses applications épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques . Un autre sujet de recherche novatrice est l’étude de la sensibilité génétique de l’espèce humaine aux infections, une approche qui tente d’expliquer l’inégalité génétique devant les infections et de découvrir les prédispositions génétiques qui feront qu’un individu développera une infection ou pas.


Historique
Pour des raisons historiques, deux Instituts Fédératifs de Recherche se sont constitués lors de la création de ces structures au 1er janvier 1994 : l’Institut Fédératif de Recherche des Enfants Malades (IFREM, IFR 09) sous la direction du Professeur Jean Rey puis du Professeur Raphaël Rappaport (avec des équipes de recherches de l’INSERM, du CNRS et de l’Université, associées à des Services et Départements hospitaliers pédiatriques), et l’Institut Fédératif de Recherche Necker (IFRN, IFR 16) sous la direction du Professeur Jean-François Bach puis du Professeur Bruno Varet (avec d'autres équipes de recherches associées cette fois à des Services et Départements hospitaliers adultes). Notons toutefois que les thématiques de ces deux IFR étaient transversales pour la plupart d’entre-elles.
Le rapprochement s’est réalisé de facto avec l’organisation de séminaires communs par grande thématique, et la mise en place de services communs qui ont, de fait, accompagné et favorisé la fusion des deux IFR. En janvier 2000 l’IFR unique Necker-Enfants Malades, IRNEM, a été officiellement créé sous la direction du Professeur Paul Kelly et du directeur adjoint le Professeur Alain Fischer.


Composition et activités
L’IRNEM regroupe 16 unités et équipes de recherches de l’Inserm, du CNRS et de l’Université, plus 7 pôles hospitaliers (Unités constituantes). Il est doté d’un Comité de direction chargé d’assister la direction de l’IFR dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique de l’IFR. Il est composé des directeurs des unités et équipes de recherche, et des représentants des fédérations hospitalières constituantes. Un Bureau composé du directeur, du directeur adjoint et 8 autres membres du Comité de direction, participe au management de l'institut.
Neuf Services communs ont été constitués parmi lesquels une des rares bibliothèques au service de toute la communauté médicale et scientifique sur un même site hospitalo-universitaire (la bibliothèque Jean Hamburger-Pierre Royer). L’IRNEM dispose également d’une importante animalerie ainsi que des services de microscopies confocale et multiphotonique, et de cytométrie de flux. Une équipe administrative de 4 personnes accompagne le travail scientifique.
La communication scientifique de l’IRNEM est notamment animée par des séminaires hebdomadaires (progressivement transformés en séminaires thématiques), faisant appel à des conférenciers externes ou internes au site. Un séminaire annuel est organisé en dehors du site pour promouvoir la communication entre chercheurs, étudiants et post-doctorants de Necker. La 17ème édition se déroulera les 15 et 16 octobre 2010 à Dourdan dans l'Essonne.
Environ 890 personnes travaillent dans les structures de recherche de l’IRNEM dont près de 440 sont des chercheurs ou enseignants-chercheurs permanents. Ces chercheurs contribuent à la renommée nationale et internationale du site Necker-Enfants Malades par l’excellente qualité et le très grand nombre de publications (902 pour 2009). Ils assurent aussi une mission de formation par la recherche en accueillant environ 260 étudiants en préparation de thèse, et des jeunes chercheurs post-doctoraux.